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[Critique] Olija

Olija et le seigneur Faraday

Olija, c’ est le titre du jeu mais aussi le nom d’ un des personnages clés de cet œuvre signé par Devolver Digital et Skeleton Crew Studio. Lord Faraday est le héros principal, il est à la tête d’ un navire et de plusieurs marins. Ils échouent sur les côtes de Terraphage, un archipel mystérieux où se cache des secrets bien sombres. Tous les naufragés tenteront de s’ échapper mais Faraday ne peut s’empêcher d’explorer les alentours, trouvant un harpon mystérieux et une jeune femme énigmatique : Olija.

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Du Pixel-Art maitrisé

Dès les premières minutes du jeu, on ressent que Olija ne sera pas juste un simple jeu d’action linéaire. Nous sommes dans un monde ouvert à explorer avec un campement où on peut améliorer notre personnages. Il est aussi possible de restaurer sa santé. Pour améliorer son personnage, nous devons voir le marchand qui propose divers chapeaux. Chaque chapeau apporte une compétence différente à Faraday. A vous de choisir le bon selon les contrées que vous allez explorer. Pour faire l’ acquisition d’ un de ses chapeaux vous allez devoir récolter des objets sur votre passage que vous trouverez le long de l’aventure. Il faudra bien être attentionné, des objets se cachent dans de la flore, des caisses en bois ou encore haut de l’écran à peine visible. Certains objets sont à peine visible en haut de l’écran, ouvrez l’œil. Autre façon de récolter des objets précieux et d’envoyer un navigateur explorer les mers alentour afin de vous ramener un trésor. On aurait voulu que ce côté RPG soit un peu plus approfondi, des points de dégâts s’affichent mais ils ne bougeront pas entre les premières minutes du jeu et les dernières, dommage.. Le principal intérêt donc c’est de récolter un maximum d’ objets pour se procurer les chapeaux. Notons que l’on a apprécié de suivre le musicien qui nous en dit un peu plus sur le jeu.

Olija possède une fluidité impressionnante

Dans Olija, vous n’ aurez pas le harpon dès le début mais simplement vos poings et une épée. L’idée est bonne car cela permet de découvrir le gameplay et l’univers que l’on nous propose. Du côté de la prise en main cela reste assez basique mais efficace. Les joueurs n’auront aucun mal à manier Faraday. On note toutefois que lancer le harpon dans la bonne direction n’est pas toujours chose aisée, notamment en oblique. Pour le côté visuel les studios Skeleton Crew ont opté pour embellir la pixellisation et c’est plutôt bien foutu. Lors des combats ou des phases rapides de déplacement le jeu est parfaitement fluide. Ce qui offre un bon confort du jeu et plus globalement très agréable à suivre. Cette fluidité est d’ailleurs le point le plus positif. Côté univers, on parcourt l’aventure dans divers endroits différents sans pour autant aller dans le hors sujet. Tout à un lien avec la narration. Du domaine royal de Olija à un grotte remplie d’esclaves en passant par des roches dangereuses, nous y verrons diverses choses dans Terraphage.

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Tout au long de ce sombre périple vous ramasserez des armes comme des épées, une arbalète et un fusil. A vous de choisir les bonnes armes pour vaincre les créatures hideuses les unes que les autres Dans Olija il ne s’agira pas que de découper du monstre mais faire preuve de stratégie. En effet, de nombreux pièges seront tendus à Faraday et il faudra réfléchir et être rapide avec le harpon sans quoi vous tomberez dans le vide, dans des piques, de l’acide et bien d’autres pièges encore.. Ce côté stratégie donne de l’intérêt pour ce jeu afin de ne pas s’ ennuyer et d’être dans quelque chose de linéaire, de plus nous sommes toujours dans quelque chose de varié. Utiliser les objets du décor pour avancer dans l’aventure ajoute un épanouissement à notre expérience avec Lord Faraday.

Quelques défauts toutefois

Olija est une bonne expérience dans le genre avec un mélange d’actions, de RPG, de puzzle-game le tout orchestré par une bande son intéressante. Tantôt un genre de lo-fi nippon tantôt un son de percussions habilement mené. On regrette par contre l’absence totale de bande son à certains endroits de jeu, notamment dans les premières minutes, cela donne un jeu avec une très basse immersion. Les ennemis s’entretuent parfois ou foncent directement dans des pièges, nous étions sur une version bêta du jeu et cela sera probablement corrigé lors de sa sortie avec les patchs prévus à cet effet. Comptez 6h00 pour finir le jeu, ce qui reste raisonnable (un peu plus serait parfait) mais nous ne serions pas contre une suite ou un nouveau chapitre. Il n’y a pas de sélection de niveau de difficulté ni même déblocable, ce qui est fortement dommage car cela pourrait laisser les joueurs sur leur faim. Une fois fini Olija, difficile de le laisser sur son disque dur  car si vous voulez continuer il faut recommencer entièrement.

Olija : le site officiel.

NeverBeBack

Steve, joueur chevronné sur PC. Prend aussi bien du plaisir sur un vieux Sonic, qu' un jeu AAA ou un jeu indé. De Normandie avec un level 34.

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